Omicron un inquiétant variant !
Omicron un inquiétant variant !
Très contagieux, d’une dangerosité incertaine, répondant moins aux vaccins et à la plupart des médicaments disponibles, mal suivi par les tests : le portrait-robot de ce nouveau variant commence à se préciser.
Le coronavirus, une fois encore, joue les trouble-fêtes de fin d’année. Mais il a changé de visage. Sous le masque du variant Omicron, ce nouvel avatar du SARS-CoV-2 se propage à une vitesse folle.
Omicron, le variant du Sars-CoV-2 :
Le nouveau variant du Sars-CoV-2, baptisé Omicron par l'Organisation mondiale de la Santé, a été détecté le jeudi 25 novembre en Afrique du Sud.
Quelques jours à peine après sa découverte, il s'est déjà répandu dans de nombreux pays, notamment en Europe, forçant plusieurs d'entre eux à se barricader.
Classé comme "préoccupant" par l'OMS, l'Omicron provoquerait des symptômes plus légers selon les premières analyses.
Reste à savoir s'il sera résistant ou non aux vaccins anti-Covid-19.
Un variant extrêmement transmissible :
Détecté pour la première fois en Afrique du Sud le 9 novembre, Omicron a d’emblée alerté par son pouvoir de diffusion.
En périphérie de Tshwane, là où il a été identifié, il est passé de moins de 1 % des tests réalisés à plus de 30 % en l’espace de trois semaines.
Puis, Omicron a essaimé à travers le monde.
Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Danemark d’abord, à travers toute l’Europe ensuite, son prodigieux essor sème la panique et contraint à de nouvelles restrictions.
Omicron a supplanté Delta, plus rapidement encore que Delta n’avait remplacé Bêta.
Les vaccins sont-ils efficaces contre Omicron ?
Tout dépend du nombre de doses effectuées.
Selon les études disponibles sur le sujet, la vaccination simple ne serait pas suffisante pour neutraliser le nouveau variant.
L’Imperial College de Londres, a estimé que le niveau de protection dans ce cas ne dépassait pas 20 %.
Une conclusion partagée la veille par l’Institut Pasteur, après avoir analysé le sang de personnes ayant reçu deux doses des vaccins Pfizer ou AstraZeneca.
Résultat : « Cinq mois après la vaccination, les anticorps présents dans le sang ne sont plus capables de neutraliser Omicron. »
Avec la dose de rappel, la situation s’améliore.
D’après les chercheurs français, « une troisième dose de rappel avec le vaccin Pfizer, ou l'injection d'une dose de vaccin chez les personnes ayant fait antérieurement une infection, augmente fortement les taux d'anticorps, à un niveau suffisant pour neutraliser Omicron ».
Il devrait en être de même pour Moderna, rassure Olivier Schwartz, directeur de l’Unité virus et immunité de l’Institut Pasteur.
Le 14 décembre, des scientifiques britanniques évaluaient également entre 71 et 75 % l’efficacité de la dose de rappel dans le cas du vaccin Pfizer, deux semaines après l’injection.
Vendredi 24 décembre, la Haute Autorité de santé recommande de réduire à trois mois le délai pour le rappel, contre cinq mois actuellement.
Quels sont les symptômes de la COVID-19 causée par le variant Omicron ?
Les cas de COVID-19 causée par le variant Omicron continuent d’augmenter à une vitesse vertigineuse au Québec.
Les plus récentes études semblent indiquer que les symptômes reliés à ce variant sont assez semblables à ceux des souches précédentes, à quelques détails près.
L’incertitude plane toujours sur sa sévérité ; en attendant, vaut mieux être attentif au moindre signal du corps, disent les experts.
Les symptômes les plus courants sont donc : mal de gorge, toux, congestion nasale, mal de tête, douleurs musculaires généralisées et grande fatigue.
Pendant les premières vagues de COVID-19, la perte de l’odorat et du goût était une marque de la maladie, avec jusqu’à 48 % des patients qui la déclaraient.
Or, une distinction commence à émerger pour l’Omicron, puisque cette proportion serait maintenant moindre, selon une étude réalisée en Norvège, mais à trop petite échelle pour être généralisée.
Le nouveau variant Omicron infecte même des personnes pleinement vaccinées, une différence majeure par rapport au Delta.
Les patients y font donc souvent face avec une forme d’immunité, ce qui « influence certainement » les symptômes.
La période d’incubation du virus serait aussi plus courte.
Les symptômes « viennent très rapidement », poursuit la microbiologiste-infectiologue du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine.
Il n’y a pas encore de données concluantes indiquant si le variant Omicron est plus ou moins susceptible d’engendrer une COVID longue durée chez les gens atteints.
Il est même encore difficile à ce stade de comprendre si les vaccins protègent ou non contre la forme de la maladie qu’il cause.
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